Harcèlement scolaire

Jeudi 22 juillet, un temps d’échanges sur le harcèlement scolaire et les dangers d’internet s’est tenu devant une vingtaine d’adolescents fréquentant les accueils de loisirs de l’ASAL et du Centre social et culturel Les Epis.

Cette rencontre entre la Police nationale et les jeunes a été organisée par la Ville de Lunéville et son Dispositif de Réussite Educative, dans le cadre des Vacances apprenantes. Ce dispositif a pour objectif de répondre au besoin d’expériences collectives, de partage et de remobilisation des savoirs après la première période de confinement qu’a connu notre pays l’an passé.

Laurent, qui travaille à la Police Nationale de Nancy, a évoqué les dangers du harcèlement scolaire. “En France, 10 à 15% des enfants et ados en âge d’être scolarisés sont victimes de harcèlement. Il faut vraiment une prise de conscience de nous tous : élèves, corps enseignant, parents…”
Et le policier de rappeler les 3 types de violences qui peuvent s’exercer : la violence physique, la violence morale, la violence sexuelle.

Quand une personne est harcelée, les conséquences sont souvent très graves : de la phobie sociale à l’échec scolaire, du sentiment d’inutilité aux troubles du comportement alimentaire, en passant par les conduites addictives (consommation d’alcool, de drogues…) ou le recours à la violence.
“Tout peut vite basculer car c’est un véritable traumatisme qui s’abat sur la personne. Quelqu’un de fragile peut même penser au suicide et passer malheureusement à l’acte !”

Un harceleur risque beaucoup. “Les sanctions pénales peuvent aller jusqu’à 3 ans de prison et 45.000 € d’amende.”

Ses conseils quand on est harcelés (ou pour limiter les risques) ?
– Se confier (à un proche, un copain, un enseignant…)
– Se protéger (ex : ne pas divulguer d’informations trop personnelles sur Facebook)
– Signaler les abus (par ex. des contenus indésirables ou abusifs sur Facebook)
– Téléphoner (‘non au harcèlement’ au 30 20)
– Déposer plainte

Tout au long de son intervention, le fonctionnaire de police a pris le temps d’échanger avec les jeunes. Ces derniers ont pu aussi poser les questions qui leur tenaient à coeur.